Deuxième tirage 2015-16


Bonjour à tou-te-s ! Pour bien commencer la nouvelle année, le BdA vous propose son deuxième tirage au sort, avec pas moins de 11 spectacles proposés à prix réduit. Si vous n’avez pas eu de chance au premier tirage ou que vous voulez voir toujours plus de spectacles, n’hésitez pas à vous inscrire sur GestioCOF avant le 15 janvier !

Nous vous proposons cette fois-ci des pièces au théâtre Paris-Villette et au Théâtre de Poche-Montparnasse qui font leur entrée au tirage, de la musique romantique et post-romantique à la Philharmonie, du théâtre classique à la Comédie Française, et de nombreux autres spectacles variés.

En amont du tirage nous vous proposons aussi 20 places pour Roméo et Juliette à la Comédie Française, le lundi 18 janvier à 20h30. Les places sont à 9€ chacune. Pour les obtenir, envoyez un mail à bda@ens.fr avec comm objet « Roméo et Juliette » en précisant dans le corps le nombre de places que vous désirez (1, 2 si possible, 2 absolument). Un pré-tirage au sort sera effectué si la demande excède l’offre. La description du spectacle se trouve dans ce catalogue.

Les spectacles sont classés par grand genre :

Musique

Daniel Harding

Grande salle - Philharmonie 1

Concert symphonique

Le 18 mai 2016 à 20h30

20 places - 20€

Daniel Harding (direction), Isabelle Faust (violon)

Passionné par le dodécaphonisme, le violoniste Louis Krasner passe commande pour un concerto auprès de Berg, qui à son tour lui demande à l’occasion d’improviser pour lui. De ces nombreuses rencontres nait en 1935 un concerto fait sur mesure pour le violoniste, caractéristique de l’écriture dodécaphonique : Le «  concerto à la mémoire d’un ange  ».
Symbole du romantisme tardif allemand, Mahler présente dans sa 4e symphonie des traits d’écriture plus académiques que ce qu’il utilisera par la suite. Lyrisme et passion romantique sont au rendez-vous !


« Le créateur est un archer qui tire dans le noir. »

Gustav Mahler


Orchestre de Paris

Grande salle - Philharmonie 1

Concert symphonique

Le 16 mars 2016 à 20h30

15 places - 20€

Yatuka Sado (direction), Valeriy Sokolov (violon), Agnès Jaoui (récitante)

Pierre et le Loup de Serge Prokofiev est à l’origine une pièce destinée à faire découvrir aux enfants les différents instruments qui composent un orchestre symphonique. Il s’agit d’un conte mettant en scène des animaux, chacun représenté par un thème musical, joué par un instrument ou un petit groupe d’instruments évocateurs.
Le deuxième concerto pour violon de Prokofiev était une commande du violoniste Robert Soetens, après le succès de sa sonate pour deux violons. Plus conventionnel que le reste de son répertoire, ce concerto reflète tout de même la tendance à voyager de Prokofiev à l’époque.
C’est lors de la création de feu d’artifice op. 4 en 1909 que le chorégraphe Diaghilev remarque le talent du jeune Stravinsky. Séduit par la richesse théâtrale de la pièce, et envieux de poursuivre la lignée des Ballets Russes, Diaghilev passe commande auprès de Stravinsky pour l’Oiseau de feu. Crée en 1910, cette œuvre est riche en images, notamment grâce à sa grande diversité instrumentale caractéristique du post-romantisme et du compositeur.


« La diversité des lieux dans lesquels ce concerto fut écrit est le reflet de l'existence nomade de concertiste que je menais à l'époque. »

Serge Prokofiev


Tomas Gubitsch

Théâtre de la Ville

Musique

Le vendredi 13 mai à 20h30

9 places - 11 €

Tomas Gubitsch, Vincent Segal et Sébastien Surel.

Ce virtuose de la guitare a fait presque toute sa carrière en France, bien qu’originaire de Buenos Aires. Tomas Gubitsch sait endosser plusieurs casquettes, écrivant et interprétant pour le théâtre, la danse, le cinéma, dirigeant également des orchestres. Il a touché à beaucoup de styles, comme le jazz, le tango, les musiques du monde, etc. Pour le dernier volet de sa trilogie Le Tango d’Ulysse qu’il présente cette année au théâtre de la Ville, Tomas Gubitsch s’entoure de musiciens aussi virtuoses que lui, tels que Vincent Segal (violoncelle) et Sébastien Surel (violon) pour un tango un peu revisité : « je fais « mon » tango », déclare-t-il. Dans cette dernière partie, le musicien s’interroge sur lui-même au travers du mythe d’Ulysse et de la figure d’Ithaque. Il met en question l’exil par rapport à son propre parcours : quelle est son Ithaque ? Buenos Aires ou l’Europe ? A moins que ce ne soit la scène elle-même...


« Il livre une nouvelle vision du monde, ouvre l’accès à une autre culture et fomente des rencontres. »

Jacques Erwan.

Comédie musicale

Sound of Music

CentQuatre

Comédie Musicale

Le lundi 28 mars à 21h

1 place - 15 €

Yan Duyvendak, Christophe Fiat, Olivier Dubois et Andrea Cera.

Le pouvoir principal des comédies musicales tient dans leur légèreté, qui a fait leur succès en temps de crise. Entouré de chanteur·euse·s et de danseur·euse·s de Broadway, Yan Duyvendak joue avec ces codes : il montre l'anxiété qui pèse sur notre époque, parle de chômage, de réchauffement climatique : le spectateur est embarqué dans un monde douceâtre et envoûtant, mais un monde qui coule. En jouant sur ce paradoxe, en « travaillant l’angoisse existentielle que la comédie musicale est censée apaiser », il monte un superbe spectacle, entouré par le chorégraphe Olivier Dubois, l’écrivain Christophe Fiat et le compositeur Andrea Cera.


Passion

Théâtre du Châtelet

Comédie musicale

Le mercredi 16 mars à 20h

1 place - 20 €

Andy Einhorn (direction musicale), Fanny Ardant (mise en scène), Guillaume Durrieu (décors), Orchestre Philharmonique de Radio France.

Le compositeur le plus sophistiqué de Broadway est mis en lumière une nouvelle fois au Châtelet avec Passion. Cette œuvre est l'une des comédies musicales les plus rarement jouées de Stephen Sondheim, auteur-compositeur de Sweeney Todd ou encore Road Show. Entre « la théâtralité familière d’un musical et l’extravagante flamboyance d’un opéra », cette pièce est un chef d'œuvre de virtuosité lyrique. Sexe, amour, pouvoir et manipulation, maladie, beauté et passion, tout y est : la soirée sera palpitante.


« C'est l’histoire d’un homme qui tombe amoureux d’une femme laide, malgré sa laideur, que pourtant il ne peut supporter »

Umberto Eco.

Opéra

Olympie

Théâtre des Champs Élysées

Opéra

Le vendredi 3 juin à 20h

6 places - 10 €

Jérémie Rhorer (direction), Karina Gauvin (Olympie).

Olympie est un opéra basé sur une pièce de Voltaire. Le personnage éponyme est la fille d'Alexandre le Grand. En plein conflit des généraux pour la succession de son père, elle sera déchirée entre l'amour et le devoir de vengeance envers l'ancien empereur, mort, assassiné. Cette œuvre est un des opéras les plus appréciés de Spontini.
Jérémie Rhorer, jeune chef d'orchestre et assistant des plus grands de ses prédécesseurs, sera à la direction de l'Olympie. Il aura la chance de guider la soprano Karina Gauvin, dans une collaboration qui s'annonce des plus fructueuses.

Théâtre

Roméo et Juliette

Comédie Française, Salle Richelieu

Théâtre

Le lundi 18 janvier à 20h30

20 places - 9 € (en pré-tirage)

William Shakespeare (auteur), Éric Ruf (mise en scène), Michel Favory (le Prince)

Considérée comme l'œuvre la plus représentative de Shakespeare, Roméo et Juliette est le récit d'une histoire d'amour entre deux membres de familles opposées régnant sur la ville de Vérone : Roméo Montaigu et Juliette Capulet. Le sentiment très fort qui les lie leur permet de trouver le courage de braver les grands décideurs de leurs familles, avec l'aide d'amis fidèles comme la nourrice ou Mercutio.
Grand symbole du romantisme et de la beauté du sentiment amoureux, qui trouve son paroxysme dans la scène du balcon, la pièce Roméo et Juliette contient aussi une critique des passions des hommes, et de ce qu'elles les poussent à accomplir. La trame principale fait résonner des concepts bien plus variés que l'histoire d'amour, et c'est ce que la mise en scène proposée met en valeur.
Pour le retour de Roméo et Juliette dans la salle Richelieu - la pièce n'y ayant pas été jouée depuis 1952 - Éric Ruf décide de montrer que dans cette pièce se cache un « soleil noir [...] qu'il faut savoir travailler », à travers le contraste entre l'innocence de l'amour adolescent et la cruauté des familles Capulet et Montaigu.


« O Roméo, Roméo, pourquoi es-tu Roméo ? Renonce à ton père et abjure ton nom ; ou, si tu l'aimes mieux, jure seulement d'être mon amant, et je cesse d'être une Capulet. »

Juliette


Lucrèce Borgia

Comédie Française, salle Richelieu

Théâtre

Le lundi 01 février à 20h30

20 places - 9 €

Victor Hugo (auteur), Denis Podalydès (mise en scène), Guillaume Gallienne (Lucrèce Borgia), Suliane Brahim (Gennaro)

Lucrèce Borgia est l’histoire d’une femme criminelle, sombre et vénéneuse. Lucrèce souhaite se rapprocher de son fils, Gennaro, issu d’une union incestueuse avec son frère, mais ce dernier la repousse quand il la démasque. Lucrèce enclenche la logique de la vengeance, dont les ressorts la dépasse…
Lucrèce Borgia est l’image même d’un « théâtre de la cruauté » tel que l’entend Antonin Artaud, et représente pour son auteur une victoire sur le pouvoir et la censure. La pièce présente les rouages implacables du fatum, de la fatalité.
Victor Hugo écrit en 1832 à un mois d’intervalle, Le roi s’amuse et Lucrèce Borgia. Tandis que Le roi s’amuse est destiné au public de la Comédie-Française, Lucrèce Borgia prospère devant un public plus populaire au Théâtre de la Porte Saint-Martin. Victor Hugo parlait alors de « bilogie » avec une « difformité physique » dans Le Roi s’amuse et une difformité morale dans Lucrèce Borgia.
Denis Podalydès fait entrer Lucrèce Borgia à la Comédie Française à travers une mise en scène qui inverse les genres des deux acteurs interprétant Lucrèce et Gennaro, mise en scène qui renforce les jeux du travestissement et du masque à l’oeuvre dans la pièce.


« Le travestissement, c’est moins une femme jouée par un homme qu’une femme enfermée dans une apparence qui n’est pas la sienne, qui la contredit, la défigure, car elle n’était pas née pour faire le mal, c’est sa famille qui l’y a entraînée. »

Denis Podalydès


« L’auteur de ce drame sait combien c’est une grande et sérieuse chose que le théâtre. Il sait que le drame, sans sortir des limites impartiales de l’art, a une mission nationale, une mission sociale, une mission humaine. »

Victor Hugo


La Mer

Comédie Française, Salle Richelieu

Théâtre

Le vendredi 1 avril à 20h30

20 places - 9 €

Edward Bond (auteur), Alain Françon (mise en scène)

Dans un village du littoral anglais, à l’époque Edouardienne, une tempête éclate. Willy tente de sauver son ami, Colin, sans y parvenir, faute de l’aide du garde côte, qui croit à des extraterrestres venus envahir la Terre. Ce dernier, également drapier, ment à la communauté sur la mort de Colin mais devra rendre des comptes, non sans casse. Au milieu de cette barbarie, une nouveau couple apparaît : Willy et la veuve de Colin.
Cette comédie d’Edward Bond, bourrée de références shakespeariennes (notamment à « Tempest »), mêle violence et absurde dans un théâtre qui se veut « rationnel » malgré la folie qu’il raconte.


« It’s a bad world. You have to be a bit mad to understand it. »

Edward Bond, « The Sea »


Le tartuffe

Comédie Française, salle Richelieu

Théâtre

Le mardi 22 mars à 20h30

20 places - 9 €

Molière (auteur), Michel Vuillermoz (Tartuffe), Claude Mathieu (Madame Pernelle)

Tartuffe est un hypocrite et un faux dévot qui se trouve une victime parfaite en la personne d’Orgon. Ce personnage de cour, pourtant manipulé et dupé par Tartuffe, lui accorde toute sa confiance.
Orgon lui propose alors la main de sa fille tandis que Tartuffe, lui, préfère Helmire la femme d’Orgon et ne se garde pas de la séduire. Helmire décide alors de tendre un piège à Tartuffe pour convaincre Orgon de l’hypocrisie du soi-disant bienfaiteur. Orgon convaincu décide de chasser Tartuffe mais sa confiance aveuglée l’a peut être déjà mené trop loin…
Cette pièce de Molière dénonce les hypocrites et faux-dévots de la cour. Trop dérangeante, l’archevêque de Paris a d’abord demandé au roi, pourtant très diverti par la pièce, de renoncer à la présenter au public. Nous ne connaissons finalement qu’une version très remaniée pour la rendre acceptable au public de l’époque. Aujourd'hui la mise en scène de Galin Stoev emprunte des éléments et des accessoires contemporains, et recentre l'intrigue sur la famille. Ne manquez pas les comédiens exultant sur scène, notamment Michel Vuillermoz interprétant merveilleusement Tartuffe.


« Non ; on est aisément dupé par ce qu'on aime. Et l'amour-propre engage à se tromper soi-même. »


Days of nothing

Théâtre Paris-Villette

Théâtre

Le vendredi 12 février à 19h00

15 places - 9€

Days of nothing est le récit d'une rencontre entre deux milieux que l'on imagine très éloignés : le monde de l'écriture et de la littérature et celui des jeunes habitant en banlieue parisienne. Celui-là est représenté par Rémi Brossard, écrivain, qui rencontre deux jeunes issus de celui-ci, Maximilien et Alix, alors qu'il se trouve en résidence d'écriture dans leur collège de banlieue. Cette rencontre bouleverse complètement le projet d'écriture de Rémi et au fil de la pièce celui-ci rentre dans le délire des deux adolescents.
À travers les dialogues intergénérationnels, les protagonistes découvrent leurs limites ; difficulté à trouver leur place dans le monde, difficulté à agir. Tout au long de la pièce, l'auteur Fabrice Melquiot livre une description humoristique et cruelle du monde de l'adolescence à travers le prisme de l'acte d'écriture.
Cette œuvre est mise en scène par Matthieu Roy de la Compagnie du Veilleur. Il fait ici un choix stratégique : l'écrivain - bousculé dans ses convictions - est placé au centre d'une cage de verre ; les adolescents passant et repassant ébranlent petit à petit sa conception de la vie.


« -Tu pionçais comme une merde. -Je rêvais. Les rêves sont une source d’écriture essentielle. »


Amok

Théâtre de Poche Montparnasse

Théâtre

Le jeudi 25 février à 19h00

15 places - 10 €

Alexis Moncorgé (adaptation), Caroline Darnay (mise en scène), Stefan Zweig (écrivain)

L’histoire se déroule en 1912, un jeune médecin revient de Malaisie où il a exercé jusqu’à ce qu’une mystérieuse femme ait recours à ses services. Sur le chemin du retour vers l’Europe, il se délivre d’un secret trop lourd à porter. C’est la première et la dernière fois qu’il racontera son histoire, tel qu’il l’a vécue.
L’Amok, la crise meurtrière dont sont pris soudainement les opiomanes malais, révèle la part obscure de l’homme, la part obscure de soi-même. Pour Stefan Zweig, l’Amok est un type humain possédé par un démon qui lui fait perdre la raison. Amok met en scène la difficulté de se confier et l’atmosphère des lourds secrets.
Tout est théâtral dans Amok : le voyage exotique lointain, le parcours intérieur déchirant, la rencontre obsédante. Alexis Moncorgé, coureur fou de l'aventure, prend possession du personnage et devient l'Amok.
La folie du récit du héros, révélé de nuit sur le pont d’un navire, rappèle les nouvelles angoissantes de Poe, Maupassant, Théophile Gautier ou Stevenson. L’histoire joue sur l’ambiguïté et la frontière tenue entre réalité et irréalité, raison et folie.


« Qui ne s’est jamais demandé « Est-ce que je rêve ? ». »

Alexis Moncorgé


« Nous poursuivons ce que nous désirons, nous cherchons notre route entre la nuit et le jour, et nous prenons parfois des décisions irraisonnées qui changent notre vie. »

Caroline Darnay


La Médiation

Théâtre de Poche Montparnasse

Théâtre

Le jeudi 28 janvier

15 places - 10 €

Chloé Lambert (autrice et comédienne), Julien Boisselier (metteur en scène et comédien)

Un couple éclaté, en guerre, dans l’incapacité de se mettre d’accord sur l’éducation du fils unique de trois ans. Une issue : la médiation. Deux médiatrices se chargent de régler le problème pour permettre un dialogue pacifique entre les deux ex-époux.
Mais la façon de mener la médiation, ses limites, devient l’objet d’une dispute entre les médiatrices dans cette comédie à suspense : la médiation aboutira-elle ?
Chloé Lambert interroge dans cette pièce des problématiques sérieuses : la famille, l’amour, l’éducation qui sont utilisées comme autant de ressorts comiques au service d’une comédie légère et subtile.


« Une réalité de la vie m’a toujours surprise : le retentissement dans notre intimité de la découverte de la vie des autres. Comme un effet mécanique et tout émotif, comme une poussée d’Archimède qui nous relie de manière invisible les uns aux autres. »

Chloé Lambert


L'Adversaire

Théâtre Paris-Villette

Théâtre

Mercredi 16 mars

15 places - 9€

Emmanuel Carrere (auteur du roman, metteur en scène), Frédéric Cherbœuf (assisitant metteur en scène)

L’Adversaire est une adaptation théâtrale du roman d’Emmanuel Carrère.
Le 9 janvier 1993, Jean-Claude Romand tue sa femme, ses parents, ses enfants et tente en vain de se suicider. L’enquête relève des zones d’ombre dans la vie de notre criminel qui se prétend médecin depuis 18 ans alors qu’il n’en n’est rien.
Il allait être démasqué et a alors préféré supprimer ceux dont il ne supporterait pas le regard. Ce qui captive ce sont les sentiments de l’auteur lorsqu’il essaye de manipuler son personnage. La recherche du « point de vue » est donc une tâche ardue et difficile dans cette pièce.
L’adaptation met donc en scène un narrateur « passe-murailles » observateur et acteur de l’enquête qui retrace l’élaboration d’un livre plutôt que la reconstitution d’un fait divers. Il sera donc intéressant de découvrir la dérangeante fascination de l’auteur pour son personnage à travers la mise en scène.


« Quand on est pris dans cet engrenage de ne pas décevoir, le premier mensonge en appelle un autre, et c'est toute une vie... »

Emmanuel Carrere


Il était une fois Germaine Tillion

Studio Casanova

Théâtre

Le mercredi 17 février à 19h

2 places - 10 €

D'après les oeuvres de Germaine Tillion, mise en scène Xavier Marchand.

Germaine Tillion a compté parmi les personnalités féminines les plus importantes du XXe siècle : d’abord ethnologue en Algérie, puis résistante et déportée dans le camp de Ravensbrück entre 1940 et 1945, elle fnit par s’impliquer activement en faveur d’un dialogue durant la guerre d’Algérie. Sur chacune de ces trois périodes de sa vie, elle a écrit un livre, dans lequel elle relate les événements et les analyse en fonction de sa propre expérience tout en gardant un ton empreint d’humour.
Le spectacle « Il était une fois Germaine Tillion » s’appuie sur ces trois ouvrages pour présenter un portrait de cette personnalité, de son engagement et de sa pensée. Le spectacle se propose d’emmener le public sur les traces de l’ethnographe, en Algérie et en Allemagne, au cœur des événements. Sa particularité est de jouer sur différents moyens pour faire revivre la pensée et l’expérience de Germaine Tillion : narration mais aussi enregistrement vidéo retransmis en direct, archives de l’INA, passages de l’opérette qu’elle a écrite lors de sa détention en Allemagne, tout est mis en œuvre pour célébrer l’importance scientifique et historique de cette grande dame.


« Cinq comédiens, un mur d’image, de nombreux micros et un texte-fleuve qui décrit avec moultes détails trois périodes clés de notre histoire : Xavier Marchand n’a pas reculé devant la difficulté en mettant en scène une aventure ambitieuse et passionnante… »

Dominique Feig (L'Alsace).


Polyeucte

Théâtre des Abesses

Théâtre

Le mercredi 10 février à 20h30

1 place - 12 €

Corneille (texte), Brigitte Jaques-Wajeman (mise en scène), Pascal Bekkar (Polyeucte), Pauline Bolcatto (Pauline).

Polyeucte, pièce de Corneille, est l’une des dernières grandes tragédies à sujet religieux écrite au XVIIème. L’histoire se déroule en Arménie au IIIème siècle après JC, alors que la région est soumise à la Rome impériale, encore en chasse contre les chrétiens. Polyeucte est un seigneur arménien aux ordres de Rome. Il est marié à la fille du gouverneur de la région, mais se convertit au christianisme. Alors qu’il doit célébrer le culte de l’empereur à l’occasion du retour d’un général romain, Polyeucte renie le sacrifice et proclame sa foi, entraînant de lourdes conséquences, humaines et politiques. La pièce met en scène le dilemme cornélien, Polyeucte devant choisir entre sa femme, qu’il aime, et le martyre pour son Dieu. Doit-il confier sa femme à un digne général romain amoureux d’elle également ? Que vaut le désir de vie face à l’amour de Dieu ?
Pour Brigitte Jaques-Wajeman, connue et reconnue depuis longtemps notamment pour ses admirables mises en scène de Corneille, Polyeucte est la pièce de tous les excès et de tous les désirs, elle met le spectateur face à un mystère terrifiant qu’il ne peut comprendre qu’en se confrontant à la représentation scénique de la tragédie.


« Le martyre est ainsi une forme d’héroïsme. Mais la violence iconoclaste de Polyeucte est-elle d’un chrétien ou bien plutôt d’un fanatique comme le pensait Voltaire ? C’est peut-être de ce fanatisme que la pièce, aujourd’hui, tire son actualité. »

Claude Bouqui et Simone de Reyff.