Der Rosenkavalier – Strauss


« Le temps, c’est une chose étrange. Tant qu’on se laisse vivre, il ne signife absolument rien du tout. Et puis, brusquement, on n’est plus conscient de rien d’autre. Il est tout autour de nous. Il ruisselle sur nos visages, il ruisselle sur le miroir, il coule entre mes tempes. » – Der Rosenkavalier, Acte I
Créé en 1911, cet opéra reflète l’aboutissement d’une pensée dramaturgique sans concession aux traditions, dont les décors vertigineux sont d’abord et surtout une formidable machine théâtrale, où l’illusion se donne pour telle à travers les jeux de miroirs infinis d’une Vienne au crépuscule, dont les reflets rococo ne sont dès lors qu’un leurre, un masque que chacun des personnages arbore avec suffisance, naïveté ou coquetterie – la Maréchale se regarderait-elle encore dans la glace si elle n’y voyait que l’empreinte du temps qui passe ? Après onze ans d’absence, Anja Harteros fait son retour à l’Opéra de Paris dans l’un des plus beaux rôles du répertoire, sous la baguette de Philippe Jordan.

Der rosenkavalier
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